04 juillet 2014

Mon année de terminale L avec le CNED

Coucou mes petites abeilles, ça va bien ? Aujourd'hui je viens annoncer une bonne nouvelle : je suis bachelière !




Je suis très contente d'avoir eu mon bac avec mention, d'autant plus que seulement 30% des élèves du CNED sont bacheliers à la fin de leur terminale. Aujourd'hui je vais justement vous parler de mon expérience au CNED en tant qu'élève de terminale L. J'ai voulu faire un article plus personnel en ce vendredi 4 juillet, peut être pour me rapprocher de vous et répondre à certaines questions que l'on peut se poser sur la scolarisation à domicile.

Comment en suis-je venue à la scolarisation à domicile ?

Il y a plusieurs raisons à cela. Je devais déménager hors de Bordeaux, peut être même changer de région. Comme ma spécialité Arts plastiques et ma LV2 Italien ne se font pas dans la plupart des lycées, c'était un moyen rassurant d'avoir une affectation (finalement j'ai déménagé en dehors de Bordeaux mais je n'ai pas changé de région comme prévu). Une autre raison était que mes problèmes de santé (pas très graves non plus je vous rassure), assez contraignants, m'avait beaucoup fait manquer les cours lorsque j'étais en première, du coup j'ai beaucoup travaillé à la maison et c'est vrai que ça me plaisait bien. De plus, j'ai fait 2 ans de ma primaire au CNED donc je savais déjà comment fonctionnait le système de cours par correspondance. Pour finir, je n'avais plus envie de rester dans mon lycée. Dans l'ensemble je trouve que le système scolaire est conçu de manière à décourager les élèves, ou du moins la pédagogie ; certains professeurs sont passionnés et vous aide à progresser, d’autres vous creuse une tombe. J'ai toujours été parmi les premières de ma classe jusqu'au lycée (sauf en première, mais mes résultats n'étaient pas aussi bons qu'avant, ce qui est normal, le lycée c'est autre chose que le collège), je dois avouer que le fait que mes résultats dégringolent m'ont cassé le moral, surtout qu'en seconde certains professeurs avaient une manière douteuse d'"aider" (oui, aider entre guillemets parce que mettre un élève devant un ordinateur pour qu'il fasse des exercices niveau terminale et ne pas lui expliquer ne permet pas de progresser). Bref, j'en avait ras-le-bol du système scolaire classique, j'ai donc fait un choix décisif en sortant du système scolaire traditionnel pour revenir au CNED, comme je l'avait fait dans mes jeunes années.

L'aventure CNED

Je précise bien aventure, car le CNED comme on peut s'en douter, ce n'est pas facile tous les jours ! Combien de fois j'ai entendu "Ah mais t'es au CNED, tu fous rien" ou encore "Le CNED franchement c'est peinard". Et bien, je défie toutes ces personnes de faire des cours par correspondance et de garder le cap pendant 9 mois. Si c'est peut être le cas parfois, ce n'est pas le fait de tout le monde. Au CNED il y a quand même des personnes qui travaillent et qui ne se reposent pas sur leurs lauriers. C'est facile de dire qu'on ne fait rien quand on travaille à la maison, être la maison ça ne veut pas dire que tu dors toute la journée. 
Pour commencer j'ai reçu mon colis de cours 1 mois en retard à cause de mon changement d'adresse. Le démarrage n'a pas été trop difficile, je me suis tout de suite mise dans le bain. Seul bémol : les trimestres au CNED commencent dès le 1er septembre, j'ai un peu été prise au dépourvue, mais j'ai quand même réussi à envoyer un certains nombre de devoirs pour le 1er trimestre avec un peu de rush. Je suis quelqu'un de très autonome, le fait de travailler seule ne m'a pas posé de problème d'organisation. Cependant pour la philosophie, j'ai dû investir dans un prépabac pour m'aider à comprendre, les cours du CNED étant un peu trop fouillis (rédigés sous forme de loooooooongues dissertations). Sur l'année, je dois avouer que j'ai plus travailler avec des cours que j'ai trouvé sur internet qu'avec les cours du CNED qui découragent facilement (trop de pages avec un contenu qui part dans tous les sens). Au départ j'avais fait un emploi du temps qui stipulait que je travaille 6 jours/7 à mi-temps pour avoir toutes mes après-midi de libre, mais ça n'a pas trop fonctionné. L'organisation qui a le mieux marché pour moi c'est de faire tous les jours 8h-17h avec 2 matières par jour, histoire de bien avancer (et ça a très bien fonctionné). Je dois avouer que j'ai souvent travaillé au delà de l'horaire que je m'étais imposée, ainsi j'ai parfois travaillé jusqu'à 21h (en particulier lors de la rédaction de devoirs, ça prend beaucoup de temps). C'est mauvais de ne pas compter ses heures, on se démoralise et fatigue très vite. J'ai souvent pleuré car j'étais fatiguée, plus motivée ou démoralisée (surtout dans la période janvier-février), j'ai eu la chance d'avoir un soutien infaillible de ma maman durant ces périodes. Le point positif c'est qu'en terminale, il y a beaucoup de groupes d'aide sur Facebook pour les cnédiens, du simple soutien moral à l'entraide scolaire et mine de rien, c'est très important. Côté service "client" (car il ne faut pas oublier que la scolarité par le CNED est payante), certaines matières possèdent des sous-effectifs de correcteurs. Ainsi, il m'est arrivé d'attendre 1 mois pour qu'une copie puisse être corrigée (en Italien notamment). Pour ce qui est des tuteurs (des professeurs à qui vous pouvez poser des questions de cours ou sur les devoirs, si vous ne comprenez pas une question, etc.), rien à dire, j'ai toujours eu une réponse en moins d'une semaine. Par contre j'attend toujours la réponse de mon mail au conseiller d'orientation que j'ai envoyer en janvier. Donc là avis mitigé, quand j'étais petite et que je faisais ma primaire au CNED je n'ai jamais eu de problèmes de ce côté là, des devoirs corrigés à temps, des tuteurs au top et toujours des réponses rapides.
Pour ce qui est du bac, j'ai commencé mes révisions très en avance puisque j'ai commencé fin mars. Pourquoi avoir commencer si tôt ? J'avais peur d'être débordée par la suite. Commencer aussi tôt c'est éprouvant mentalement, ceci dit si c'était à refaire je le referais car je n'ai pas eu à me mettre le pression avant mes première épreuves orales et écrites, j'ai pu prendre des journées de repos avant le bac. 

Le CNED, bilan : je regrette ou pas 

Cette année n'a pas été simple pour moi, mais je me suis accrochée. Néanmoins je ne regrette absolument pas d'avoir fait cette expérience même si je ne conseillerai à personne de faire sa terminale au CNED car c'est très difficile. Je m'en suis bien sortie et je pense pas que j'aurais mieux réussi si j'étais restée dans mon lycée. Il est vrai que le plus important c'est la motivation, mais le plus important dans  la réussite c'est le soutien qu'on vous apporte dans les moments où vous êtes démotivés. Avoir mon bac a permis de récompenser tous les efforts que j'ai pu faire cette année et je me dis que j'ai fait le bon choix, que j'ai bien fait de ne rien lâcher. Le CNED demande de l'autonomie, de la motivation mais surtout de la détermination. Tout le monde peut réussir par la scolarisation à domicile du moment qu'on fait tout pour atteindre son objectif, il faut s'accrocher. Je ne le recommanderai pas pour toute personne qui a fait sa seconde et sa première dans le système scolaire traditionnel car l’accommodation n'est pas évidente, c'est deux mode de travail totalement différents. Dans le milieu scolaire lambda, vous avez des professeurs pour vous faire cours, pour vous expliquer (parfois) et pour vous encadrer, alors que dans la scolarisation à domicile vous vous faites cours avec les moyens qu'on vous met à disposition (manuels, tuteurs pour les questions). Vous payez votre scolarisation mais parfois le suivi laisse à désirer ceci dit. Je ne sais pas comment ça se passe dans les autres organismes proposant ce type de service, je parle pour le CNED seulement. 
Cette année fût marquée par l'angoisse de ne pas y arriver, d'être en retard dans mes cours et de louper mon bac, ça s'est très bien fini. Je voudrais dire à toutes les personnes qui comptent entamer une scolarisation à domicile qu'il faut se faire confiance, je sais que ce n'est pas facile avec tous ceux qui tenterons de vous décourager. Ces personnes-là ne sauront pas par tout ce dont vous traverserez, elles ne peuvent pas comprendre et sont sans doute trop fermées. Seraient-elles capables de faire votre parcours ? Sûrement pas. Quand vous atteindrez votre but, ils ne viendront pas vous féliciter car ils n'admettrons pas qu'ils ont eu tort, mais le plus important c'est votre satisfaction personnelle. 



Aucun commentaire

Enregistrer un commentaire

© The Crystal Sheep
Maira Gall