08 novembre 2015

Se réorienter : trouver sa voie (+ mon expérience)

Hola ginamigas !

Je m'excuse de cette longue absence. Je ne m'étalerai pas sur le sujet mais la préparation d'un déménagement est toujours très longue et chronophage. Me revoilà donc avec un article qui, je l'espère, permettra de décomplexer certaines personnes sur la réorientation scolaire. Car oui, bien souvent la réorientation est mal vue par beaucoup de personnes, c'est même très souvent un tabou. "Ah tu te réorientes ? Mais tu vas perdre du temps dans ta scolarité", "Y'a que les cas scolaires désespérés qui se réorientent" et d'autres remarques que j'ai déjà pu entendre. Mais contrairement à ce que l'on peut penser, il y a beaucoup d'étudiants qui se réorientent, bien plus qu'on ne le croit. 

Non, ce n'est pas dramatique de se réorienter.

Et surtout, il faut déculpabiliser. Ce n'est pas la honte de se réorienter, il y a beaucoup d'étudiants qui le font. Et contrairement à ce qu'on peut dire, se réorienter n'est pas une perte de temps. La vraie perte de temps c'est quand on se rend compte que notre filière ne nous plait pas et malgré tout ne pas chercher ce qui pourrait nous plaire vraiment. 
Il y a pleins de facteurs qui font que vous ayez considérer la question de la réorientation : votre cursus ne vous plait pas ou ne correspond pas à vos attentes, vous ne vous sentez pas à l'aise avec le fonctionnement de l'emploi du temps ou le mode d'apprentissage (prépa, université, BTS, alternance...Ces modes d'apprentissages sont tous très différents et on ne peut pas s'adapter à tous), vous faites un burnout scolaire, ou vous avez tout simplement envie de changer. Il n'y a pas de bonne ou mauvaise raison pour se réorienter. Le plus important c'est que ce désir de changement soit réfléchi, et ne pas prendre cette décision à la va-vite. Se réorienter c'est une décision qui nécessite une réflexion approfondie sur ses objectifs personnels, ses motivations et ses projets, quitte à prendre une année sabbatique pour y travailler dessus. 

Trouver sa voie : pas toujours simple.

Le plus difficile dans la réorientation c'est de trouver ce qu'on va faire après. Il y a tellement de possibilités que faire un choix sur ce qu'on veut faire relève parfois du parcours du combattant. Il y a également la crainte de se tromper à nouveau et de s'engager dans une voie qui ne nous plaira pas et ainsi devoir se réorienter à nouveau. Il faut donc se poser les questions suivantes : quelles filières m'intéresserait éventuellement ? Qu'est-ce que j'attend exactement d'une formation ? Quelle mode d'apprentissage correspondrait le mieux ? 




Et pour répondre à ces questions correctement, cela nécessite du temps comme je l'ai dit plus haut. Ces questions sont importantes et vont vous permettre d'y voir plus clair. Et si y répondre est difficile,  il faut savoir que vous n'êtes pas seules et que vous pouvez bénéficier d'aide extérieure (et là je ne peux m'empêcher de penser à la phrase de Dumbledore dans le dernier Harry Potter : "A Poudlard, une aide est toujours apportée à ceux qui en feront la demande"). N'hésitez pas à consulter les conseillers d'orientation du POSIP de votre université (car vraiment ils sont plus efficaces que ceux du CIO croyez-moi), à discuter avec des étudiants de la filière qui vous intéresse pour voir l'envers du décor (grâce aux groupes étudiants sur Facebook ou les forums, merci les réseaux sociaux) et ne pas vous faire de fausses idées ou à passer une journée pour assister à des cours en amphithéâtre ou dans une école (il faut demander la permission à la direction) pour voir comment les cours se passent et les sujets abordés dans le programme. Mais avant toute chose, je vous conseille d'entamer un "travail préparatoire" en faisant une sorte de brainstorming avec vos idées de filières potentielles, vos intérêts, ce que vous voulez/ne voulez pas dans une formation. Cela vous permettra de mieux organiser vos idées et de tirer profit des conseils qu'on vous apportera lorsque vous demanderez de l'aide. 

Ma réorientation : j'ai fait le bon choix.

Si j'ai décidé de faire cet article, c'est parce que moi-même je me suis réorientée et que l'an dernier je me suis posé ces questions-là. Je connais les craintes et les incertitudes qu'on peut avoir lorsqu'on décide de se réorienter. Comme vous le savez, j'étais dans un cursus de stylisme-modélisme l'année dernière. Même si la création me plaisait énormément, mon école et ses méthodes d'enseignements ne me convenait pas (et beaucoup de problèmes d'organisation au sein de l'école ont également contribué à cette insatisfaction). La couture et le modélisme à l'échelle "industrielle" si je puis dire ne me plaisait pas, j'aime la couture plaisir et à petite échelle ; je suis plus créatrice que manuelle, c'est un fait. Je me suis rendue compte que le cursus me convenait pas dès le mois de novembre, je me sentais coupable de m'être engagée dans une école privée (donc payante) et de voir que l'enseignement ne me convenait pas. J'étais donc assez mal psychologiquement, je culpabilisais et j'avais honte, je ne comprenais pas pourquoi cette voie que j'avais choisi et dans laquelle je voulais m'engager depuis si longtemps ne me plaisait pas (après j'ai compris que cela venait du cursus qui était plus ciblé sur la partie couture, chose qu'on nous avait vendu bien différemment). Je me sentais si mal vis à vis de ça que j'ai fini par me dégouter de la mode. J'en ai parlé à une amie et à ma mère, et j'ai fais le choix de me renseigner pour me réorienter l'année d'après.



Les recherches ont été longues, il y a eu beaucoup d'hésitations. J'ai même envisagé de partir en Ecosse pour pouvoir me spécialiser dans le design de mode (sans la couture qui va avec) car le Royaume-Uni propose des cursus universitaires dans la mode et ils sont très spécialisés contrairement en France où la spécialisation ne vient qu'après le BTS, le bacchelor ou le diplôme d'école (bref, uniquement en master). Ensuite je me suis dit que je prenais trop de risques en partant en Ecosse, et si le cursus ne me plaisait pas il aurait été compliqué de se réorienter par la suite. J'ai réfléchi à d'autres voies professionnelles qui m'intéressait et c'est vrai que j'ai toujours eu un attrait particulier pour le journalisme. Au cours de mes recherches, je me suis rendue compte que mis à part dans le privé (et je ne voulais pas retourner dans le privé), les concours en institut de journalisme n'étaient accessibles qu'en master. Donc je me suis renseignée sur les filières qui seraient bénéfiques pour me faner un culture en communication et en information, une culture suffisamment dense pour pouvoir passer mes concours. J'ai choisi de continuer mes études à Bordeaux et j'ai été prise en licence d'information-communication. 

Aujourd'hui que j'y suis, je peux mieux parler de ma réorientation, les démarches ayant été accomplies et les cours ayant commencé depuis le mois de septembre. L'organisation des cours à la fac sont très différents de ce que j'ai pua voir en prépa mode. En terme d'emploi du temps, mon quota hebdomadaire de cours a été quasiment divisé par 2 (Environ 16h de cours hebdomadaire à l'université contre 34h en prépa). Les cours en amphithéâtre ont été très difficiles pour moi le premier mois, tout ce monde m'a beaucoup impressionné (et encore, nous sommes que 160) et n'étant pas très sociable je me suis sentie en "insécurité" et peu confortable. Mais je m'y suis habituée, heureusement! Concernant le cursus en lui-même, je ne regrette vraiment pas de m'être réorientée. Les cours m'intéresse énormément, et le fonctionnement de la fac (qui est très autonome) me convient parfaitement. Je suis vraiment épanouie dans cette filière, et je sens que je suis sur la bonne voie. 

2 commentaires

  1. :) :) c'est cool d'avoir fait un article sur la ré orientation. J'ai raté mon bac une fois et un redoublement m'a permis de reflechir sur le supérieur, j'étais têtue et je voulais absolument faire une école de maquillage, au final je suis vachement bien en LLCE anglais et je pense que je trouverais plus de taff plus tard avec de l'anglais plutôt que du maquillage, il faut penser à son futur et comment subvenir à nos besoins, à nous et notre famille si on en aura.
    J'espère que tu t'épanouiras à fond dans cette voie. L'info com ça a l'air cool (j'ai hésité entre ça et anglais)
    Bisous

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    1. Je me suis dit que c'était la bonne période pour en parler car il y a tout juste 1 an pile poil, c'est moi qui me posait ces questions-là. Parfois comme tu dis, ça vaut le coup de faire des détours dans son parcours pour trouver ce qui nous correspond le mieux. Pour ma part je n'ai pas réfléchi à mon futur, si j'aurais un salaire décent ou un boulot, la preuve j'aimerais faire journaliste presse ou attachée de presse dans le milieu artistique, deux voies qui sont difficiles d'accès car il y a très peu de postes à pourvoir. Mais ça ne me fait pas peur car je préfère galéjer pendant quelques temps plutôt que de m'engager dans une voie qui me plaira moins mais où il y aura plus de boulot. Mais je suis assez irréfléchie sur ce point haha !
      J'espère que tu t'épanouira encore plus dans tes années de licence LLCE anglais en tout cas :D Gros bisous !!!!!!

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Maira Gall